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Publié le 25.02.2020 

Le Bilan de compétences :
nouveaux enjeux pour les individus,
nouveaux défis pour les organisations 

Témoin de la prise de conscience des transformations permanentes de l’emploi et de la discontinuité des parcours professionnels, le bilan de compétences fête cette année ses 30 ans. Il n’a pas pris une ride car il répond autant à la quête de sens des collaborateurs qu’aux défis des entreprises devant s’adapter dans la gestion des talents et des carrières.

 

Marie Viset, manager coach sur l’offre bilan de compétences, fait le point avec nous sur les objectifs, la mise en œuvre et les partis pris déployés dans nos solutions d’accompagnement « bilan » chez BPI group et Joëlle Chauvet, coach spécialisée en bilan de compétences, nous explique comment utiliser son CPF pour financer cette formation.

Echanges avec Marie Viset, manager coach sur l’offre bilan de compétences Entreprise au sein du cabinet BPI group

Les objectifs : pourquoi le bilan de compétences est-il adapté aux enjeux actuels de notre société ?

Marie Viset : Le bilan de compétences est dans l’air du temps. Il répond aux besoins des salariés de prendre le temps de se poser les bonnes questions sur leurs parcours de vie, aux demandeurs d’emploi de faire le point sur leur potentiel et leur rebond professionnel, aux entreprises de s’inscrire dans une démarche de gestion des carrières responsable et participative.
 

Concernant les demandes de bilan de compétences, il y a deux types de profils qui sont plus susceptibles que d’autres de s’engager dans ce dispositif. D’une part,  les quarantenaires souvent plus soucieux de leur devenir aux portes de leur deuxième partie de carrière et d’autre part,  les personnes approchant de l’âge de la retraite pour qui il s’agit de penser cette étape comme un projet à part entière, l’inactivité n’étant pas une fatalité. 
 

Du côté des employeurs, le bilan de compétences embrasse deux enjeux RH de premier ordre : la RSE et la marque employeur. Rappelons que l’entreprise est encore largement perçue comme garante du bonheur des salariés et de leur employabilité*. Le bilan de compétences est une solution adaptée pour permettre au collaborateur de progresser, de se remotiver, de se positionner en tant qu’acteur de son parcours professionnel. C’est donc un signal fort de considération que l’entreprise lui accorde et un investissement RH majeur. En effet, ce dispositif donne aux entreprises des outils pour conduire leurs changements, dans un contexte d’allongement des carrières (gestion des baby boomer, de la pyramide des âges,…) et d’organisation plus ouverte sur l’extérieur que par le passé (impulsion d’une culture intrapreneuriale, gestion des « salariés boomerangs », …).

 

La mise en œuvre : comment l’accompagnement est-il organisé et s’adapte aux situations des bénéficiaires ?

 

Marie Viset : C’est avant tout un dispositif légal dont le cadre est prévu par le Code du Travail : l’accompagnement se déroule sur 24 h et s’organise en 4 étapes : d’abord le livret 1, dédié aux compétences, puis le livret 2, consacré au développement de soi, suivi du livret 3, focalisé sur le projet, et enfin, un 4e livret permet de formuler la synthèse de l’ensemble.


Cela étant dit, il n’y a pas un seul type de bilan et c’est au cas par cas, en fonction du besoin et de la situation du bénéficiaire et / ou de l’entreprise à l’origine de la demande, que l’accompagnement s’organise : individuel ou collectif, en mode flash, adapté au projet d’entrepreneuriat, de mobilité, de séniorité, d’élu du personnel,… Nous avons également la possibilité de proposer aux entreprises 2 formules « dynamiques de parcours » pour accompagner leurs collaborateurs : le bilan classique, organisé en 7 rendez-vous ou le bilan tripartite qui permet, en amont, un échange en présence d’un RH et d’un responsable managérial pour évoquer avec le bénéficiaire les pistes possibles d’évolution, l’entreprise détaillant parfois des scénarios n’ayant rien d’obligatoire bien entendu. Pour ce qui est de la restitution de la synthèse, c’est toujours le bénéficiaire qui détermine ce qu’il choisit de partager avec son employeur et ce qu’il garde pour lui. De son côté, déontologie oblige, le consultant s’engage à ne rien divulguer du contenu des échanges : ce qui se dit en séance reste en séance. 


Le bilan de compétences est parfois perçu comme une réponse à un mal être diffus, autant personnel que professionnel, né d’un sentiment de lassitude et de crainte face à l’avenir. Cela explique la caricature qui en vient à présenter ce dispositif comme une « psychothérapie express » ! Faux bien sûr même s’il est vrai que les questionnements qu’il induit conduisent le bénéficiaire à repenser ses sources de satisfaction, d’équilibre et l’organisation de son environnement en dehors de la sphère professionnelle.

 

Nos convictions :  de quelle manière nos consultants & coachs sont-ils présents à vos côtés ?

Marie Viset : Nous déployons des outils et des ressources spécifiques pour que le bénéficiaire puisse être guidé et stimulé tout au long du bilan : test de personnalité, d’orientation, plateforme web,... Pour autant l’accompagnement n’est pas une simple question d’outils et de méthodes – le facteur clé de succès c’est la relation de confiance et de proximité qui va s’établir entre l’entreprise, le bénéficiaire et le consultant. 


Un bilan de compétences peut être assimilé à la métaphore de la construction d’une maison. L’étape clé pour édifier un bâtiment durable consiste à creuser des fondations solides, de la même façon que pour vous lancer dans un nouveau projet professionnel, il faut au préalable s’assurer de la stabilité de vos bases. En fonction de l’ambition de votre projet, le temps nécessaire à y consacrer pour finaliser l’élévation ne sera pas le même : mais cette première étape est fondamentale pour assurer la solidité de votre maison et elle s’adaptera aux futures extensions. Nous sommes là pour permettre d’établir des plans réalistes et réalisables.


Qu’ils soient psychologues, sociologues, sophrologues de formation, nos consultants sont polyvalents, expérimentés, et certifiés. Avec bienveillance et engagement, ils accompagnent les individus et les guident afin de leur permettre de reprendre la main sur ce qui leur avenir et co-construire avec eux un projet professionnel engageant, motivant et durable.

* Voir à ce propos le sondage IFOP/Philonomist

Pour en savoir plus

A propos du financement du bilan de compétences par le CPF (compte personnel de formation)

Depuis la mise en place du CPF, chaque salarié, en activité ou non, dispose d’un capital formation qu’il peut utiliser à sa guise, en fonction de ses besoins et sans en référer à son employeur s’il le désire. Depuis 2019, le calcul du CPF se fait en euros et non plus en heures : chaque année, en mars, chaque compte est crédité de 500€ ou de 800 € pour les travailleurs handicapés*. Que vous soyez salarié du secteur privé, ou demandeur d'emploi, vous pouvez choisir de financer un bilan de compétences avec votre CPF afin d'analyser vos compétences professionnelles et personnelles. 

Joelle Chauvet, coach spécialisée sur l’offre bilan de compétences CPF au sein du cabinet BPI group, nous aide à comprendre comment et pourquoi faire appel à nos services.

Pourquoi utiliser son CPF pour réaliser un bilan de compétences ?

 

Joëlle Chauvet : Selon le dernier pointage réalisé par le Ministère du Travail, le bilan de compétences est en tête des formations les plus sollicitées au titre du CPF. Plusieurs raisons expliquent cet engouement pour cette solution à la méthodologie éprouvée qui est un moment privilégié pour faire le point sur ses compétences et son projet auprès d’un professionnel formé et certifié. Avant tout, à mon sens, le succès s’explique par le fait que toute la richesse d’un bilan de compétences est de ne pas être un bilan comptable qui pointe les « plus » et les «moins» d’un profil. C’est avant tout l’opportunité de reprendre confiance en soi et de conforter un projet professionnel en bénéficiant des apports d’un coaching. 

Quelles offres de bilan propose BPI group aux particuliers ?

Joëlle Chauvet : BPI group, en tant qu’organisme de formation certifié, est référencé auprès du portail gouvernemental Edof qui gère les formations éligibles au CPF. Par ce biais, vous pouvez ainsi faire appel à nos coachs pour un bilan, une VAE ou un accompagnement à la création d’entreprise. En fonction de votre statut (cadre ou non cadre) et de votre territoire, vous pouvez choisir l’offre adaptée à vos besoins et vos capacités financières.  A l’heure actuelle, si vous ne disposez pas de l’intégralité de la somme sur votre CPF vous permettant de souscrire à l’une de nos offres, vous pourrez la compléter par vos propres moyens mais les choses vont bientôt évoluer. Ainsi d’une part en avril, pour les personnes en recherche d’emploi, il est prévu que Pole Emploi puisse venir en renfort financièrement et d’autre part, avant l’été, ce devrait être également les entreprises qui pourront compléter la somme manquante en appui à leurs collaborateurs. Souvent, ce sont les équipes RH qui conseillent leur talent voulant se lancer dans un bilan, de faire appel à nous ; nous sommes un tiers de confiance bien connu par les professionnels et les partenaires sociaux. A noter qu’il y a une réelle prise de conscience des enjeux par les particuliers dont certains font le choix de faire ce bilan avant tout « pour eux » sans solliciter l’aide de leur entreprise. Néanmoins, pour ces dernières, l’investissement dans le CPF a aussi du sens car le bilan de compétences est un formidable outil de conduite du changement et d’enrichissement autant des compétences que des comportements au sein de leurs organisations. 
 

* Un dernier conseil avisé de Joëlle : pensez à vérifier que vos heures de DIF ont bien été basculées sur votre CPF. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2020 pour le faire, après elles seront perdues. Plus d’infos ici : site officiel du Service Public 

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